Date : du 13 au 15 juillet 2012
Cavité : traversée « Tête Sauvage - Verna »
Participant(e)s : Martine GOUYGOU à la surface, Thierry CHANCONIE, Philippe GOUYGOU, Hans SCHOLTEN, Baptiste GOUYGOU, Jean -Mathieu DARROMAN et Romain RICHARD.

 L'idée de faire une traversée sur le massif de la Pierre Saint Martin trottait dans la tête de certains adhérents du club. Cette traversée « Tête Sauvage - Verna » connue de nombreux spéléologues est a effectuer au moins une fois dans sa vie…

 C'est la traversée la plus courte des trois (gouffre du Beffroi (SC3)-Verna ; gouffre du Pourtet(M31)- Verna ; Tête Sauvage-Verna ). Les passages les plus intéressants des traversées de la P.S.M. sont dans cet itinéraire. Les deux autres apportent de la longueur et des difficultés supplémentaires. Laurent R (Subaba) s'était porté volontaire pour organiser la sortie., mais son chef l'ayant rappelé pour le travail, il a été obligé de me déléguer le dossier. Les kits d'équipements, préparés minutieusement dès le mardi, laissaient le reste de la semaine libre pour palier un éventuel oubli ! En ce qui concerne le couchage, le gîte que j'ai choisi est le chalet de l'ARSIP (Association de Recherche Spéléologique International de la Pierre saint martin.) car en tant qu’adhérent, il m’était facile de le réserver. De plus, l'entrée de tête sauvage n’est qu’à 15 minutes du gîte en voiture. Tout le monde est arrivé dès le vendredi soir. Le samedi matin de bonne heure, préparation du kit ''bouffe'' puis des kits perso.
Philippe et moi-même emmenons un véhicule à la sortie de salle de la Verna pour le retour. Ensuite, nous partons tous ensemble du chalet en camion que nous stationnons à proximité d'un abris de berger où ce trouvaient brebis et cochons. (Je précise que la fille du berger a de jolis yeux bleus (2 !) ainsi que de magnifiques cheveux. Hihi (paroles de Rominus à l’affût…) Arrivés à l'entrée (11h30), je pars directement équiper pour ne pas retarder mes co-équipiers. Je remarque à ce moment-là , la présence des ''mats de perroquets' qui ne facilitent pas forcement les manœuvres et qui pourraient être dangereux si une glissade survenait.

 Toute la Tête Sauvage est brochée et possède des relais. L'équipement est assez rapide et la longueur de corde parfaitement choisie. A chaque départ de main courante (2 broches), je réalise un nœud de chaise double tressé ce qui m’a permis d'économiser des mousquetons : le but : s'alléger pour le déséquipement de la cavité le dimanche venu.
Cordes diamètres 9mm à l'entrée et cordes 8mm au fond. Je suis heureux de savoir que la mentalité des personnes change et qu’elles apprécient l'équipement en technique légère. J'ai eu des retours comme quoi la 8 mm était très souple, très maniable et qu’elle a été appréciée. Merci beaucoup.

 Mise des pontonières à la base du P92, pour le passage bas situé juste après. Suite à ce passage bas un P8 : franchissement en technique relais en laissant dans ce dernier une petite cordelette afin de pouvoir remonter au cas où … Nous arrivons vite à la salle Cosyns où est présente une corde tonchée dûe à un va et vient de la poupée lovée qui bougeait dans le courant. (je précise : la poupée…pas la bergère !
Là de grands volumes, très beaux, vraiment grands, nous nous orientons relativement bien dans la cavité, grâce à un bon balisage et à nos guides Philippe et Thierry qui avaient déjà fait cette traversée . Les passages délicats sont équipés de vires, certaines cordes, plus ou moins sécu sont déjà en place, mais au dessus de l'eau, donc pas de grand danger. Heu... il faut admettre que l'eau est froide.. hihi
Certains d'entre nous, moi le premier, ont froid au bout des pieds au début, mais au fil des heures , cette sensation disparaît et nous pouvons ainsi marcher encore plus vite au rythme de la chanson de Soldat Louis « de la bière, des femmes et du rhum nom de dieu.... »
Le tunnel du vent : un moment très sympathique aux yeux de tous, le canot est en bon état, une simple petite fuite au niveau du bouchon rend certains d'entre nous plus motivés et donc énergique pour se propulser à l'autre bout du tunnel. Tout le monde est en pontonnière sauf Jean-Mathieu (néo 5,5mm) donc si le canot reste coincé, je sais qui aurait été à l'eau le débloquer.. hoo dommage...
Sur la route de la sortie nous ne pouvons pas échapper au magnifique puits Lépineux avec les quelques mot écrits par Norbert Casteret à la mémoire de Marcel Loubens.
La galerie du métro, que dire de plus sauf : magnifique, volumes énormes !!!

Au cour de notre petite escapade, trois petites pauses pique-nique, permettent de nous réhydrater et réchauffer (soupe....). Nous voici enfin aux abords de la salle de La Verna que nous admirons tous. Nous sortons du trous 12h30 plus tard soit à 00h00.
Nous revenons au véhicule puis au chalet. Soupe à l'oignon et pommes de terre avec saucisses nous attendent... merci Martine de nous avoir préparé le repas du retour.!

 Le même jour, hé oui, toujours le dimanche après des heures de sommeil, petit déjeuner, nettoyage du chalet, et nous partons à 3 (Chanco, Philippe, et moi) pour déséquiper the « tête sauvage ». 30min pour aller au fond, 2 h 56 pour déséquiper. Les mats de perroquets ne sont pas pratiques pour la remontée !!!!

 Ce fut un excellent week-end.....

 Merci à vous tous d'être venus.. et ce n'est que le début d'un longue histoire...

                                                                                                   Romain RICHARDdit Rominus / Bébé